WANTED: Mode d'emploi de la Vie. Etats d'âme sensibles et cyniques pour rigoler un peu et réfléchir beaucoup. Avertissement: La Maison ne sert pas de jus de Goyave. Merci.
Tout d’abord, mille pardons d’avoir laissé ces pages de côté tandis que je battais la campagne ce week-end. Mais me revoilà. J’avoue que l’ensemble de vos commentaire à propos de ma vocation littéraire m’a laissé perplexe… D’un côté, ayant sciemment réclamé un avis, je me trouve en proie aux répercutions de ma requête. De l’autre côté, je me trouve absolument abasourdie par le nombre d’entre vous qui rêvent en silence de s’essayer à faire fleurir leurs talents. Si je fais la synthèse de tout cela, je vois que la raison l’emporte chez vous, et que vous m’enjoignez à suivre cet exemple, tout en suivant mon cœur… C’est pourtant là que le bas blesse ; je suis un corps raisonnable au cœur possédé. [Toc Toc ?] Personne n’arrive à se mettre d’accord là-dedans.
Par ailleurs, tandis que je me laissais le temps de la réflexion, je me suis remémorée combien il
avait été important pour moi de trouver un support à mes rêvalités, et combien je m’étais débattue au premier article pour laisser s’envoler mon coeur, et coucher mes aspirations. Et j’ai finalement ouvert cet espace.
Alors, je vous le demande : quelle sorte de Rêvaliste serais-je, si je laissais la balance pencher plus d’un côté que de l’autre ? Si je laissais ma tête prendre le pas, pourrais-je vraiment me dire que je suis différente des autres ? C’est là que je voulais en venir.
« Je n’ai pas la prétention d’être meilleur(e) que les autres. »
Qui d’entre vous n’a jamais entendu, voir même prononcé cette phrase ou son équivalent ? Eh bien je vais peut être choquer certains d’entre vous, mais : pas moi ! C’est tout simplement contre-nature. Tss tss, ne vous méprenez pas, il est bien des fois où j’ai pensé être beaucoup moins bien que les autres (> moins intelligente, moins grande, moins belle, moins mince, moins drôle, moins douée… j’en passe et des meilleures). Mais en mon fort intérieur, j’ai toujours su qu’une petite flamme vibrait au fond de moi. Combien d’entre vous ont déjà ressentit cette flamme ? Levez la main droite et d
îtes « Je le jure »... Je me garderais de nommer cette étincelle, par pudeur, pourtant je sais que nous sommes tous nés avec, et que certains l’ont vu s’éteindre, assassinée par les tempêtes. Et la raison.
Reconnaissons qu’il est aujourd’hui parfaitement politiquement incorrect de dire : « Je vaut mieux que les autres ». Pourtant, ceux d’entre nous qui connaissent le goût et la délicatesse de cette flamme peuvent témoigner de la force intérieure qu’elle procure à celui qui la protège. Cette force ne dit pas : « Les autres sont des grosse merdes », elle dit « Tu peux le faire, tu es extraordinaire ». Parce que nous différons les uns des autres, par nos talents [Parfois bien délicat à identifier > comment deviner qu’on est le successeur d’Edgar Grospiron lorsqu’on né dans une famille d’agriculteurs vendéens ?], par nos rêves et nos souhaits. Aussi sommes nous les héros de notre propre existence. Qui la mènera tambours battants sinon nous-mêmes ?!
Clairement, nous vivons avec nous-mêmes [quoique certains spécimens humains développent des trésors d’astuces pour se passer à côté], nous sommes donc le personnage central de l’intrigue, au premier rang de nos émotions et de notre actualité.
Certes, quelques uns expliqueront qu’ils se contentent de ce qu’ils ont. Je prends l’exemple de Tom, une connaissance qui soutenait qu’il voulait faire STAPS. Et je m’acharnais à essayer de le motiver pour qu’il fasse des études plus rutilantes. Lui me répondait invariablement le fameux : « Je n’ai pas la prétention d’être meilleur(e) que les autres. » Et ça me rendait dingue ! Je n’ai pu comprendre le motif de mon agacement que quelques années plus tard avec du recul. Je n’avais rien contre cette formation. Mon problème était dans sa formulation fataliste et méprisante. S’il m’avait dit : « Je veux faire STAPS, c’est mon souhait le plus cher, parce que j’aime l’activité physique, le plein air, et j’adore les gamins : avec le sport, on les aide à canaliser leur énergie et leur violence » les choses auraient été claires et je me serais trouvée admirative de ce choix exemplaire et altruiste. Mais STAPS était pour Tom une façon de se ranger, car il ne valait pas mieux que les autres [A noter, la suggestion éminemment venimeuse qu’il y a dans ces propos]
En résumé, vous êtes ici dans Nos Rêvalités pour vous permettre de rêver un instant. Vous autoriser un temps de réflexion, des flashs-backs, des interrogations et des remarques. Ici, je voudrais vous rappeler que vous êtes spécial. Que vous êtes passants sur la terre et qu’il ne tient qu’à vous de laisser votre empreinte – autre qu’écologique s’entend – et cela peut se faire de mille façons, mais cela commence par la reconnaissance de soi – qui ne passe pas nécessairement par un passage au JT ou à la Star Ac’.

Hormis les égratignures à votre image d’humble vermine humaine, quels seront vos avantages à réaliser que vous êtes sur terre pour élever le monde ? Que vous êtes différent des autres car nous sommes tous différents, et qu’il ne sert à rien de fuir cette vérité : pour vous, vous valez plus que les autres. Et vous devez le montrer dans vos différences et vos talents cachés.
Je vous encourage vivement à donner plus de place à vos rêves. Si jamais j’étais une future chanteuse, un futur écrivain, vos commentaires – si bienveillants soient-ils – m’auraient incités à abandonner pour vivre comme les autres, rentrer dans le rang. Que serait-il advenu de la vocation de tous ceux qui ont osé, si ils avaient écouté leur raisonnable raison ?!
Alors, je n’ai pas la prétention d’être comme tout le monde. Sans quoi je serais un pou sur une grosse tête. J’aurais la prétention de pouvoir user du monde comme d’un mouchoir, pour y naître, y boire, bouffer, baiser, procréer pour éviter l’extinction de la race, et crever après en avoir moyennement profité, finalement. Mais restera de moi une épitaphe sur le marbre. Si ça ce n’est pas de la prétention, finalement…. !
Allons mes amis, ressaisissez-vous. Nous sommes lundi : parlez-moi de vos exploits.