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WANTED: Mode d'emploi de la Vie. Etats d'âme sensibles et cyniques pour rigoler un peu et réfléchir beaucoup. Avertissement: La Maison ne sert pas de jus de Goyave. Merci.

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Valentine's day

    Un peu de culture ne nuit pas, et comme je viens de passer une semaine alitée, j’ai eu pléthore de secondes à tuer pour effectuer quelques recherches. Ayant promis avant Noël, de tailler un costard aux empêcheurs de valentiner en rond, j’ai farfouillé dans mes archives personnelles (ma très modeste bibiothèque) afin de rectifier quelques informations.

    Comme vous le savez probablement déjà, la plupart des fêtes religieuses ont une origine païenne. La Saint Valentin ne déroge pas à la règle. En voici quelques modestes explications glanées ici et là sur la grande toile…

  Pour comprendre  les origines de la Fête des Amoureux, il faut remonter au temps de la Rome ancienne.  

     Le printemps débutait le 5 février. C’était pour les Romains un moment d’expiation de tous les péchés commis envers leurs dieux. A cette occasion, les maisons étaient traditionnellement nettoyées. Après avoir balayé les pièces intérieures, on les aspergeait de sel et de blé. C’est ce rite de la purification (Februa) qui est à l’origine du mot : «Février».

     Chaque année le 15 février, les Romains rendaient un culte païen à la louve romaine qui avait allaité Romulus et Rémus dans la grotte de « la Lupercal », en y sacrifiant un bouc. Puis les jeunes gens lançaient une  course à travers la ville, et se répandaient dans la ville en riant et en buvant. Les luperques, à demi nus et couverts seulement de la peau de bouc sacrifié, frappaient les spectateurs avec des lanières de peau. Les femmes enceintes, pensant s’éviter les douleurs de l’enfantement, s’offraient à leurs coups. On dit que les coups de lanières apportaient aussi fertilité et facilitaient la montée de lait.

     Le soir avant le banquet, chaque jeune fille inscrivait son nom sur un parchemin qu’elle déposait dans une grande jarre, puis chaque jeune garçon tirait au sort le nom de la jeune fille qui devait rester avec lui pendant tout ce banquet. Parfois, les jeunes gens tombaient amoureux et se mariaient.

     Les hauts dignitaires de la religion chrétienne dénoncèrent cette fête païenne (culte à la fertilité et étalage publique de nudité). Les papes successifs tentèrent de la faire disparaître, mais en vain. En 495, le pape Gelase 1er décida de célébrer en grande pompe la fête de Saint Valentin, le 14 février, un jour avant la fête des Lupercales.

     Valentin était un prêtre de la religion chrétienne, à Rome, au IIIè siècle. C’était un homme bon et généreux, toujours prêt à aider ses amis chrétiens martyrisés.
En 268, l’empereur Claude II avait beaucoup de difficultés à trouver des soldats pour ses multiples campagnes militaires. Aussi, il décida d’interdire les mariages car, pour lui, les hommes mariés ne faisaient pas de bons soldats. Valentin décida de marier secrètement les jeunes amoureux. Refusant d’honorer les dieux romains et refusant de se soumettre à la loi, Valentin fut arrêté et placé entre les mains du juge Astérius afin d’être examiné et châtié.
     Touché par la foi de Valentin, Astérius lui présenta sa fille aveugle, afin que Valentin puisse lui prouver que son Dieu saurait la sauver en exauçant ses prières. La vue lui fut rendue, Asterius se convertit, et délivra tous les Chrétiens emprisonnés.
     L'empereur, averti de ce changement, craignit quelque sédition dans Rome. Par raison d'Etat, il fit prendre Astérius et tous ceux qui avaient été baptisés, et les fit mettre à mort. En ce qui concerne Valentin, après avoir été longtemps en prison, il fut battu et brisé avec des bâtons noueux. Le 14 février, il fut décapité sur la voie Flaminienne, où le pape Jean 1er fit bâtir une église (qui n’existe plus aujourd’hui) sous son invocation près du Ponte-Mole.

     Une fois éclaircis quelques petits détails obscures à propos de cette fête à laquelle on reproche son aspect commercial, je voulais également revenir sur un évènement qui a eu lieu il y a peu de temps : notre bonne vieille Chandeleur – qui ne trouve malheureusement pas d’autre vocation aujourd’hui, que de nous réjouir la papille. Pourtant, sachez que la Chandeleur a eu elle aussi pour vocation de venir masquer une fête païenne celtique des plus importante : Imbolc.
A Imbolc, on fête le retour de la lumière (tout comme nous symbolisons sans le savoir, le disque solaire en faisant sauter les crêpes !) : le retour de Bride (ou Brigitte), la belle femme de février, après le règne hivernal de la vieille femme de l’hiver ; la Cailleach.
    Le 1er février est désigné comme le « jour de Bride ». C’est l’une des quatre grandes fêtes celtique qui représentent les portes des saisons de l’année. Imbolc, autrement appelée Oimelc en référence au premier lait de l’année (quand les brebis allaitent leurs agneaux), fut ainsi remplacée dans le calendrier chrétien par la Chandeleur le 2 février, consacrée à la Vierge Marie. Aussi peut-on constater qu’une puissante figure féminine plane au-dessus de ces deux célébrations !

    J’attendrais d’être opérationnelle aux fêtes suivantes pour développer davantage le contenu de ces festivités, pourtant, sachez qu’il en va de même pour une autre célébration que l’on dépeint comme étant «commerciale» : Halloween, qui n’a pas une origine Américaine – comme ses détracteurs aiment à nous le faire croire – mais bien Celte elle aussi… Elle porte le doux nom de la Samain,
qui a été remplacé dans le calendrier chrétien (vous l’avez compris maintenant, c’est l’usage) par la Toussaint !

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