WANTED: Mode d'emploi de la Vie. Etats d'âme sensibles et cyniques pour rigoler un peu et réfléchir beaucoup. Avertissement: La Maison ne sert pas de jus de Goyave. Merci.
mini-chèque du mois dernier, puis je prends le métro direction Saint-Lazare pour déposer mon auguste fessier sur la banquette moelleuse du Starbucks. Je suis pourtant retardée dans mon élan par une irrépressible envie de « Raffaelo », ces petites friandises en boule de neige. Les amateurs comprendront ; je suis quasiment convaincue que ces machin-là sont le fruit de l’imagination fertile et vengeresse d’hommes cocus conspirants à engraisser la gente féminine pour la fidéliser. Et bien c’est réussi. Rondelettes, les femmes sont toujours aussi fidèles à leurs Raffaelos. Na.
Mercredi midi, je pense qu’il ne serait pas parfaitement inutile que je me sustente enfin. Je tente un modeste riz cantonnais. Je sais désormais que je n’aurais pas dû l’accompagner d’un palmier à la confiture de framboise. Je retrouve ces bonnes vieilles sensations qui m’avaient presque abandonnées, et qui font songer que l’accouchement, « merci, sans façons ». Pourtant, mon chéri et moi avions fait de jolies emplettes pour le soir : des petites pommes de terre, un poulet à rôtir, et une jolie framboisine aux couleurs de la Saint Valentin ! Mais quel ne fut pas mon drame de devoir abandonner tout espoir de valentiner en Paix (et d'apprécier les surprises préparées par mon Valentin)… Je me couche, je tente d’oublier les vapeurs du poulet qui finit de cuire. Mon homme traficote deux trois choses dans la cuisine, et lorsqu’il vient me voir, je lui dis : « Tu peux dîner, ne te dérange pas pour moi hein ! » Et lui de me répondre : « …j’ai mangé un peu déjà… »