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WANTED: Mode d'emploi de la Vie. Etats d'âme sensibles et cyniques pour rigoler un peu et réfléchir beaucoup. Avertissement: La Maison ne sert pas de jus de Goyave. Merci.

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Comme on valentine on se couche

   Lundi soir, 18h, heure de sortie du bureau. J’attrape téléphone, sac, manteau, écharpe dans le même geste, et je dévale les escaliers après avoir franchi le seuil critique de la porte du Boss sans me faire repérer. Liberté, liberté chérie ! J’ai une heure et demie devant moi avant de retrouver my sweet Honey devant la sortie de son travail. Je commence par passer à la banque pour déposer le mini-chèque du mois dernier, puis je prends le métro direction Saint-Lazare pour déposer mon auguste fessier sur la banquette moelleuse du Starbucks. Je suis pourtant retardée dans mon élan par une irrépressible envie de « Raffaelo », ces petites friandises en boule de neige. Les amateurs comprendront ; je suis quasiment convaincue que ces machin-là sont le fruit de l’imagination fertile et vengeresse d’hommes cocus conspirants à engraisser la gente féminine pour la fidéliser. Et bien c’est réussi. Rondelettes, les femmes sont toujours aussi fidèles à leurs Raffaelos. Na.

    Munie de mon arme d’auto-destruction de silhouette massive, j’arrive devant le Starbucks. Une file d’attente de 4 mètres de long. Je slalome donc entre les fauteuils, et m’installe telle quelle, là où un précédent client a pris soin de laisser son gobelet vide. Comme si de rien n’était, je détiens mon alibi. Je sors mon joli cahier et mon stylo plume rose, et malgré un léger mal de cœur, j’écris un long moment jusqu’à l’heure prévue où je rejoins mon homme.
    Je lui propose un Raffaelo, lui me propose une crêpe au Nutella ; ça ne fait aucun doute, c’est l’homme de ma vie. Nous cheminons ensemble jusqu’à notre répétition de chant Gospel, et tandis que nous approchons, mon estomac me signale que j’ai légèrement abusé de cochonneries. Soit.

    Une heure et demie plus tard, je suis pliée en deux de douleur. Je n’accorde plus aucun crédit à l’hypothèse d’une surconsommation de sucreries ; il me semble que c’est un peu plus grave que ça. Retour à la maison sur les chapeaux de roues.

Mention spéciale
***A mon homme qui m’aime toujours après ce qu’il a entendu enduré cette nuit-là***

    Mardi matin, je suis déshydratée et affaiblie, mais pas débarrassée de douleurs aigues insupportables. J’appelle mon médecin qui me prescrit ce qu’il me faut à distance. Par miracle la pharmacienne me délivre le tout sans ordonnance – l’essentiel du miracle semblant résider dans l’apparente urgence que j’avais à sortir de la boutique et mon teint d’endive – et je me précipite chez moi pour avaler mes sachets de médoc plus goulûment que n’importe quelle merde de chez Ferrero.

    Mercredi midi, je pense qu’il ne serait pas parfaitement inutile que je me sustente enfin. Je tente un modeste riz cantonnais. Je sais désormais que je n’aurais pas dû l’accompagner d’un palmier à la confiture de framboise. Je retrouve ces bonnes vieilles sensations qui m’avaient presque abandonnées, et qui font songer que l’accouchement, « merci, sans façons ». Pourtant, mon chéri et moi avions fait de jolies emplettes pour le soir : des petites pommes de terre, un poulet à rôtir, et une jolie framboisine aux couleurs de la Saint Valentin ! Mais quel ne fut pas mon drame de devoir abandonner tout espoir de valentiner en Paix (et d'apprécier les surprises préparées par mon Valentin)… Je me couche, je tente d’oublier les vapeurs du poulet qui finit de cuire. Mon homme traficote deux trois choses dans la cuisine, et lorsqu’il vient me voir, je lui dis : « Tu peux dîner, ne te dérange pas pour moi hein ! » Et lui de me répondre :  « …j’ai mangé un peu déjà… »
    Une demi-heure plus tard, entre deux gémissements, et deux réponses compassionnées de sa part, il me chuchote gentiment : « Je vais prendre le dessert »…

…Joyeuse Saint Valentin !

    

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M
rhooo lala, je compatis... j'espère que tu vas mieux et que tu peux te venger sur les ferrero de cette saint valentoche raté !!!
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L
T'inquiètes, je me prépare tranquillement (avec 200 grs de perdus, j'aurais tort de ne pas en profiter...!)
L
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:
je viens te voir pour la 1ère fois, mais je ne regrette pas le voyage de ma souris ! j'adore ton humour et le nutella !( nettement moins les rafaello !). Mais ce que j'adore par dessus tous ce sont les after eight !et bienvenue dans le clan des rondelettes ! On ne raye pas les baignoires, nous !..........
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L
Han !! En voilà que je n'ai pas gouté !!! (Vite vite vite, la pause dèj' !!)
A
texte très vivant, amusant (désolée pour ton estomac cependant)<br /> J'ai pris beaucoup de plaisir à te lire :D
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L
Hiiiiiiiiiiiii ! Repasse quand tu veux !!!!! (J'adooore les compliments !!!)
M
arf j'espère que tu vas mieux! biz=)
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L
Mouof mouof, couci couça comme on dit de par ma contrée...