Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

WANTED: Mode d'emploi de la Vie. Etats d'âme sensibles et cyniques pour rigoler un peu et réfléchir beaucoup. Avertissement: La Maison ne sert pas de jus de Goyave. Merci.

Publicité

Oyez

               Si j’en crois les gentils commentaires qui jalonnent ma dernière série d’articles relatant mon enfance, vous devez être quelques uns à venir me rendre visite régulièrement pour connaitre la suite, et j’en suis très touchée. Loin, très loin de certains bloggeurs qui jouent les divas, je ne vais pas simuler l’indifférence et le détachement. Certes, je ne vais pas m’amuser à épingler mon Blog Rank (ça manque un peu d’esthétisme à mon goût). Pourtant, je dois confesser que mon premier geste au bureau, c’est de regarder si vous m’avez gratifié d’un commentaire, et combien d’entre vous sont passés par chez moi. Mais ne nous méprenons pas, ça n’est pas une histoire de gloire personnelle ou de chevilles qui enflent. C’est, je l’espère, pour des raisons un peu plus noble : pour apprendre et continuer d’espérer.

 

            Contrainte à l’immobilité derrière mon grand bureau en (faux) bois, éclairée au néon, désinvestie de tout intérêt par mes collègues depuis qu’ils savent que je ne vais pas rester ici à l’issue de mon stage, mes journées paraissent interminables. Mon dernier article sur ma vie au cabinet se fait vieux, et il sera bientôt temps que je vous communique les perles récoltées depuis, mais une autre fois, c’est promis. Donc, imaginez-vous que non seulement je dois me lever le matin pour aller travailler (pouark !) mais que mon travail ne me plait absolument pas. Dès lors, j’ai vu fleurir tout un tas de questions dans mon esprit, au sujet de ma vocation initiale (la psychologie), de ma dérive lente et progressive (le recrutement, la chasse de tête…), et de mes impératifs matériels (loyer, pates au beurre…)

                Après sept années passées sur les bancs de la fac, je ne m’attendais pas à patauger autant à l’issue de mes études, pour me voir proposé un poste ennuyeux payé au smic… J’ai eu l’opportunité de faire des études – si on considère que récurer les chiottes d’un restaurant et se faire pincer les fesses par des vigils pour payer ses études, représentent ce que l’on appelle « opportunité » – et me voilà au pied du grand mur de la profession : en stage.

 

            Comprenez le désarroi qui m’anime tandis que je comprends enfin que si je passe la moindre minute seule, à gratter dans mon cahier-corné-qui-ne-me-quitte-pas, c’est que ma vocation est peut être… d’écrire ! Et coincée derrière mon immense bureau en (faux) bois, engagée pour six mois de stage insupportables, je trouve la pilule un peu dure à avaler. Alors pour prendre ma revanche sur les 300 euros dont ils me gratifient chaque mois avec du retard, j’ai créé ce blog. En créant cet espace avec mes petits moyens informatiques, j’ai élargit mon horizon. Je me suis donné le moyen de pouvoir faire ce que j’aime, et, mieux que ça, d’interagir avec vous. Ca me permet de rêver un peu. C’est une fenêtre sur le monde, un petit espace où sous couvert de relater des instants de vie, je teste ma plume (et bientôt, ma musique, please !)

 

            Très bientôt, je vais être dans l’obligation de refaire des choix de vie puisque mon stage va prendre fin. J’ai peut être une proposition, du genre de celle qui ne se refuse pas lorsqu’on souhaite démarrer une jolie carrière dans le monde du recrutement. Et j’ai peur. J’ai peur de m’engager et de crever à petit feu, les mains liées derrière le dos, et j’ai également peur de crever la dalle si je ne travaille pas – puisque c’est ma seule piste, et dieu sait que le marché de l’emploi est sans pitié.

            Alors comme ce matin, Alceste (mon neurone) fume un peu à force de réflexion, je me tourne vers vous. Vous avez peut être un avis. Peut être que l’un d’entre vous aura le mot qu’il faut, celui qui me parlera.

 

            A votre bon cœur m’ssieurs dames !

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
Tu es seul maître de ton destin... je pourrais te citer du Coelho en te disant cela. Difficile de faire des choix parfois car l'inconnu fait peur. Mais il ne faut pas faire du surplace parce qu'on aura peur d'avoir fait le mauvais choix. Je pense que dans la vie, il faut aller de l'avant. Ceci dit, avant d'y aller en avant, il faut réfléchir. Si c'est pour se retrouver à la dèche, faut mieux encore se faire chier dans un boulot qui ne te plait pas mais qui t'apporte des pates dans ton assiette. Le temps que tu trouves autre chose, qui te plaise plus et te corresponde plus. <br /> Quelque part, je suis un peu comme toi. Moi aussi j'aime écrire, j'ai sans prétention, commencé à écrire un livre et je viens de m'octroyer 15 jours de congés pour en commencer un autre. J'écris pour le moment pour moi, avec l'ambition d'être lu par plus que moi même. J'avais pensé au début, arrêter de travailler, parce que je voulais écrire. Mais je me suis vite rendu compte que ce n'est pas parce que l'on a des idées d'histoires que l'on sera publié. En attendant, qui aurait payé mes factures ? Alors j'ai continué à travailler dans un boulot qui ne me plait pas plus que ça, et j'ai écrit à côté, les w-e, les jours de repos. Ca été un excellent exutoire, j'étais accaparé par mon projet et non plus par l'ambiance de merde qui règnait au boulot. Ce que je veux te dire, c'est qu'il ne faut pas perdre ses rêves de vue. Quelque soit le travail dans lequel tu seras. C'est sûr que si c'est un boulot qui te passionne, c'est encore mieux. Mais de là où tu seras, rien ne t'empêchera d'écrire ton livre. D'écrire sur ton blog. D'écrire pour nous aussi. (sauf peut être Mr EDF si tu n'as pas payé ta facture d'électricité !).<br /> Courage, je suis certaine que tu feras le bon choix.
Répondre
L
Bah ça c'est une réponse vraiment motivante, je te remercie, car tu m'as donné des idées...! C'est vrai que lorsqu'on veut poursuivre ses rêves, il faut s'en donner les moyens... (faut bosser quoi, et moi, bah je déteste ça, et j'en oublie que c'est quand même une alternative !) Bon courage pour ton projet, et je serais bien curieuse d'en apprendre davantage sur tes créations. Merci encore.
L
Des tournants dans une vie, je crois bien qu'il n'y a que ça... J'ai mis beaucoup de temps avant d'être prof, j'ai abandonné le chemin plusieurs fois, pour mille raisons, mais j'ai toujours voulu faire ça (drôle d'idée, je reconnais!), et voilà, je pouvais pas y échapper. Bon, ça c'est professionnel. Pour le reste, la vie, les amours tout ça, je crois bien que là les tournants se font virages serrés au milieu de carrefours à douze entrées!...<br /> Suis ton chemin, il te conduira toujours quelque part, mais suis le chemin qui est toujours le plus proche de tes envies. Genre un chemin et,  à gauche, tout près, la musique et, à droite, juste à côté, l'écriture. Avance Louiz, toujours si tu peux.<br /> Bisous.<br /> PS : bien entendu, tout ça n'est qu'un avis.
Répondre
L
Oui mais quelqu'un peut il me lire les panneaux ? Je peux pas tout faire en même temps, j'ai toujours besoin d'un co-pilote...!
P
En fait tous tes lecteurs sont à un tournant de leur existence ^^ Bon je n'aime pas laisser de commentaires, mais c'est l'occasion ou jamais. J'ai découvert ton blog par hasard (en fouinant dans la liste des blogs pour (dois-je l'avouer?) tenter de me retrouver en fonction de mon blog rank ...et j'aime.Alors je vais juste te dire ce que m'a toujours dit ma maman : les rêves, c'est très bien, mais manger, c'est important. Moi, je veux chanter, dans ma vie. C'est un peu le même type de dilemme que le tien, puisqu'en fin de compte, écrire et chanter c'est assez proche.Je fais des études quand même pour pouvoir manger si le chant ne me réussit pas (je ne me fais guère d'illusion, des gens comme Nathalie Dessay, c'est pas tous les jours qu'ils apparaissent), mais je me laisse la porte ouverte pour réfléchir et pour tenter le coup.Le seul "conseil" que je te donnerais (et je suis sans doute une des plus mal placées pour le faire, je suis encore très jeune, et il ne faut pas calquer les vies les unes sur les autres, mais), ce serait d'accepter ton offre de job, et d'écrire à côté. Et de tenter le coup.Quitte à plaquer ton boulot après, si tu perces dans le métier de tes rêves. Parce que les rêves c'est beau, mais ça ne nourrit pas (sinon il y a longtemps que j'aurais tout plaqué pour lire tout mon saoûl sous un arbre en chantant à tue-tête ^^).Dans tous les cas, ce message n'a pas pour vocation de décider de ta vie, mais j'aime bien écrire, et en fin de compte ça m'a permis de remettre un peu à plat ce que je pensais de la mienne, de vie.Courage et bonne chance, quoi que tu décides. Et quoi qu'il se passe, continue à écrire. Pour nous. Et surtout pour toi.
Répondre
L
Hasard comme par hasard ! Moi aussi je veux chanter !!!Ceci dit, je vais te dire un truc que je comprends finalement : Manger, ça ne Nourrit pas...
A
Moi aussi j'ai quelques hésitations dans ma vie ..Est-ce que mon stage va bien se passer ? Va-t-il me plaire ? Ais-je bien fait de m'inscrire en cours par correspondance ? Vais-je réussir mon concours en septembre ? ..Si ça peut t'aider, je me dit que je vais faire du mieux que je peux. En ce moment ça me plait de penser que je vais être 3 mois assistante d'une attachée de presse pui peut-être dans la fonction publique.Je pense que tu dois y réfléchir vraiment et marquer les + / les -. Poses-toi sans arrêt des questions pour savoir si c'est le bon choix et fais ce que te dicte ton coeur (ouai c'est bateau je sais !).M'enfin j'espère que tu trouveras ce qui te plait réellement  =)
Répondre
L
Je sais ce qui me plait réellement... c'est ça qui est tragique. Le problème c'est que j'ignore si ça plait aux autres... et je reste tributaire de leur bon vouloir, de ma capacité à captiver et à émouvoir....
M
Difficile de donner un avis..étant moi m^me en pleine recherche de cette vocation que je croyais inductable et qui s'éffrite indéniablement au fil des ans.le souci c'est que tu as une échéance de courte durée..Peut-être de vrais-tu acepter,tu ne seras plus le bec dans l'eau et tu auras plus de temps pour trouver autre chose,voire abuser de tes droits et te faire payer une autre formation par ton employeur!!biz=)
Répondre
L
Oui, j'aime bien cette idée de faire payer l'employeur.